La Formule 1 est souvent décriée — avec raison — comme l’archétype de l’aberration écologique. En effet, du point de vue de l’environnement, on parle là de machines qui engloutissent des litres et des litres de pétrole juste pour se tirer la bourre sur un circuit fermé. Et c’est sans compter toute l’infrastructure qui va avec.

Les défenseurs de la F-1 apportent souvent un argument de poids : « c’est la F-1 qui a boosté l’innovation technologique du secteur automobile ces dernières années ». Même si ça me semble un peu rapide de dire que la F-1 est le seul moteur de l’innovation de tout le secteur, après tout, je connais mal le domaine, donc admettons que ce soit tout de même une forte proportion.

À la réflexion, je pense que cet argument est tout à fait valide. La compétition pousse à l’innovation, que ce soit la compétition sportive, économique, ou (malheureusement) militaire. Donc OK pour moi, la course automobile contribue à l’innovation dans le domaine de l’automobile. Cependant, je pense qu’il faut changer l’angle d’approche. L’objectif d’aller toujours plus vite sans prendre en compte la consommation, c’est l’automobile du XXème siècle. Si la F-1 veut aider à innover sur l’automobile du XXIème siècle, il faut prendre en compte les nouvelles contraintes auxquelles elle va devoir faire face, je pense bien sûr de la raréfaction des carburants fossiles.

Je pense donc que la F-1 doit relever un nouveau défi : n’utiliser que des véhicules indépendants énergétiquement. La voiture doit tout simplement partir sans aucun réservoir d’énergie, et doit utiliser celle qu’elle a autour d’elle. Là, il y a une véritable recherche à faire, et des innovations à apporter au secteur. Une première approche pourrait être celle des panneaux photovoltaïques, mais qui sait ce que les chercheurs et les ingénieurs mettront au point ?

Si la F-1 a participé à l’amélioration du moteur à essence, il n’y a pas de raison qu’elle ne puisse pas participer à l’amélioration du moteur de demain.